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Capitalisant sur les succès de la première phase, le projet ResEau a évolué stratégiquement. L’objectif n’était plus seulement de produire des connaissances, mais de s’assurer que les institutions tchadiennes se les approprient durablement. La Phase II a donc poursuivi l’effort de cartographie vers le Centre et l’Est du pays (couvrant notamment les régions de N’Djamena, Abéché, Biltine, Lac Fitri, Batha et Ouaddi Haddad), tout en plaçant un accent majeur sur le renforcement des capacités et l’ancrage institutionnel des compétences et des outils développés.

Cette phase a permis de transformer les données brutes en outils concrets et de former une nouvelle génération d’experts nationaux. Les réalisations les plus marquantes sont entre autres :

  • Cartographie étendue : Développement de 4 cartes hydrogéologiques spécifiques, notamment pour les zones de N’Djamena (1:75000), Abéché (1:200000), Biltine (1:200000), Lac Fitri (1:500000), Batha (1:500000) et Ouaddi Haddad (1:500000).  Cependant, il est important de noter que ces cartes ont été produites mais non validées.  La finalisation et validation des 4 de ces cartes sont prévues pour la Phase III du projet
  • Formation d’experts nationaux : Plus de 160 étudiants et agents de l’État ont été formés grâce au Master en Hydrogéologie et Système d’Information Géographique (Master HydroSIG), créant un vivier de compétences locales.
  • Développement d’outils numériques : Validation de la nouvelle structure de la base de données nationale SITEAU (Système d’Information Tchadien sur les points d’Eau) et renforcement du SIRE (Système d’Information des Ressources en Eau), pour une gestion centralisée et moderne de l’information.
  • Renforcement institutionnel : Le projet a accompagné la création et la structuration du Centre de Documentation et d’Information Géographique (CDIG) et Poursuite du renforcement des capacités techniques des équipes nationales et des étudiants du Master HydroSIG .

L’évaluation de cette phase a mis en lumière plusieurs défis qui ont permis d’affiner la stratégie pour l’avenir. Ces leçons ont été essentielles pour concevoir une phase finale plus résiliente et axée sur l’impact.

  • Ancrage institutionnel : L’instabilité institutionnelle a parfois ralenti la pleine opérationnalisation du CDIG. Cela a souligné la nécessité d’un appui encore plus soutenu pour garantir son autonomie et sa stabilité à long terme.
  • Adéquation aux besoins des utilisateurs : Les retours des acteurs de terrain ont montré un besoin d’intégrer des données complémentaires, telles que la qualité de l’eau et des informations géophysiques, pour rendre les cartes de la phase II encore plus décisionnelles pour les projets de forage.
  • Utilisation des produits : Malgré la grande qualité des cartes et des bases de données, leur adoption par tous les acteurs nécessitait des efforts accrus de diffusion, de formation et de démonstration de leur utilité via des projets pilotes concrets.
  • Proximité de l’expertise : L’externalisation de certaines expertises techniques a parfois limité le transfert de compétences au quotidien, soulignant le besoin pour la phase finale d’une équipe technique permanente et intégrée aux partenaires à N’Djamena.

Ces enseignements ont directement nourri la conception de la Phase III, la rendant plus ciblée sur la consolidation des acquis, la valorisation des produits et la pérennisation des institutions.

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